Palais de LiriaMadrid, Espagne

Infos pratiques

  • Historical periods:
    • l'époque moderne
    • renaissance
  • Location: Madrid, Espagne
  • Alternate names:
    • Liria Palace
    • Palacio de Liria
  • Movements: baroque
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  • Featured artists:
    • Francisco De Zurbarán
    • Francisco de Goya
    • Pierre Paul Rubens
    • Diego Velázquez
    • Franz Xaver Winterhalter
  • Art types: décoration murale
  • Works on APS: 7
  • Mediums:
    • acrylique sur toile
    • huile sur toile
    • peinture à l'huile

Origines et histoire du Palais de Liria

Le Palais de Liria fait office de résidence officielle de la Maison d'Albe. Il demeure l'unique palais de Madrid qui continue de remplir sa fonction de résidence privée. La construction de cet édifice majestueux s'est déroulée entre 1767 et 1785, sous l'impulsion du 3ème duc de Berwick et de Liria, Don Jacobo Fitz-James Stuart et Columbus, qui en fut le commanditaire.

L'histoire de ce lieu est intimement liée à la lignée des ducs de Berwick et d'Albe. Au fil de cinq siècles, ces ducs ont patiemment constitué la collection d'art qui habite aujourd'hui le palais. Cette accumulation d'œuvres magistrales témoigne de plusieurs siècles de mécénat continu exercé par la famille.

Le Bâtiment et son Architecture Néoclassique

Le Palais de Liria s'impose comme un accomplissement majeur de l'architecture néoclassique à Madrid. L'élan initial de sa construction fut confié à l'architecte français Louis Guilbert, dont la vision a posé les fondations de cet édifice d'exception. À la suite de cette étape fondatrice, l'architecte espagnol Ventura Rodríguez a assuré l'achèvement architectural, insufflant au bâtiment son caractère rationnel et sa symétrie harmonieuse. La structure fut finalement parachevée par Blas Beltrán Rodríguez, offrant un intérieur organisé de manière rectangulaire, allongée et compacte, invitant à une déambulation ordonnée et élégante.

Les espaces extérieurs, quant à eux, se déploient en deux univers distincts et envoûtants. Le jardin de devant, fidèle au style romantique anglais, déploie une prairie centrale entourée d'une végétation luxuriante où se côtoient magnolia, cèdre, châtaignier, if et cyprès. À l'opposé, le jardin de derrière a bénéficié d'une métamorphose en 1916 sous l'égide de Jean-Claude Nicolas Forestier, qui y a insufflé une empreinte classiciste. Cet espace se distingue par la présence d'une fontaine centrale et de divers bosquets, créant une atmosphère de sérénité intemporelle.

Une collection d'art impressionnante

Au fil de cinq siècles, les ducs de Berwick et d'Alba ont patiemment façonné une collection d'une richesse inouïe, mêlant avec élégance peintures, sculptures, gravures, mobilier et arts décoratifs. Ces trésors ne sont pas de simples objets de musée, mais les joyaux d'une demeure privée, ceux de la Maison d'Alba. Cet ensemble est également le gardien de documents historiques et de ouvrages précieux qui témoignent de siècles de mécénat éclairé. Parmi ces reliques, on peut contempler le testament du roi Ferdinand II d'Aragon ainsi qu'un ensemble de lettres de Christophe Colomb, véritables fenêtres ouvertes sur le passé.

La bibliothèque du palais est un sanctuaire du savoir, abritant notamment une édition originale de Don Quichotte datant de 1605. Un autre volume d'une importance capitale est la Bible d'Alba, qui constitue l'une des premières traductions espagnoles de l'Ancien Testament. Ces pièces d'exception s'intègrent dans une sélection plus vaste de livres et de documents soigneusement conservés au sein des archives du palais.

La collection se distingue également par la présence d'œuvres magistrales signées par de grands maîtres, parmi lesquels :

Les chefs-d'œuvre de la collection

La collection abrite une série de portraits magistraux qui retracent avec élégance la lignée de la Maison d'Albe. Au cœur de cet ensemble, le portrait de la duchesse d'Albe réalisé par Francisco Goya, également connue sous le nom de la Duchesse blanche (1795), s'impose comme une œuvre emblématique. Le prestige de la collection est renforcé par d'autres portraits remarquables, notamment les représentations du Grand-duc d'Albe par Titien et Rubens. Le maître flamand Peter Paul Rubens a également enrichi ce trésor avec son œuvre Charles V et l'impératrice Isabelle. Plus tard, au milieu du XIXe siècle, Franz Xaver Winterhalter a immortalisé en 1854 María Francisca de Sales Portocarrero, la 16e duchesse de Peñaranda.

Les thématiques religieuses et les scènes de cour trouvent leur expression à travers les mains de plusieurs maîtres espagnols et européens. Francisco de Zurbarán a ainsi légué son chef-d'œuvre, Saint Dominique de Guzmán, peint vers 1650, qui demeure une pièce maîtresse de cet assemblage. L'influence de Diego Velázquez se fait également sentir à travers son portrait de l'Infante Marguerite 2. La collection intègre par ailleurs des œuvres de l'Él Greco ainsi que d'autres toiles de Zurbarán. Ces trésoristes artistiques sont précieusement conservés au sein de la résidence privée de la Maison d'Albe, qui a patiemment réuni ces chefs-d'œuvre au fil de cinq siècles d'histoire.

Quiz d'art

Chaque question ne comporte qu'une seule réponse correcte.

Question 1:
À quel architecte est-on attribué l'achèvement architectural du Palais de Liria ?
Question 2:
Le Palais de Liria est la résidence officielle de quelle maison noble ?
Question 3:
Quelle œuvre célèbre de Francisco Goya est conservée dans la collection du palais ?
Question 4:
Quelle est la durée approximative d'une visite guidée du palais ?
Question 5:
Quel document historique trouvé dans la bibliothèque du palais est une première édition de 1605 ?
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